Entrée en vigueur au début de l’année 2011, l’obligation d’affichage de performance énergétique a déjà un impact sur le marché. La moitié des biens présentés en vitrine sont classés E, F ou G. De véritables passoires thermiques qui incitent les acheteurs à négocier d’importants rabais.
Les maisons individuelles datées des années 50-70 et situées en bordure des villes de taille moyenne sont particulièrement touchées. « Ces biens énergivores et excentrés se négocient avec des décotes de 5 à 15% par rapport au prix affiché », explique Pierre Bazaille, Président de l’Institut Notarial Immobilier. Les résidences secondaires ne sont pas non plus épargnées : « Dès lors qu’ils n’ont pas été suffisamment rénovés, les appartements de stations de sport d’hiver ou de cités balnéaires subissent des baisses de prix de 5 à 10% », note un notaire.
Jugés trop coûteux en terme d’entretien, certains biens ruraux ne trouvent même plus preneur. Dans une récente enquête, le magazine Le Particulier observe que de plus en plus d’acheteurs refusent de visiter les biens classés F ou G. Il faut dire qu’entre un logement noté A et un autre classé G la facture annuelle de chauffage peut varier de un à dix.
La lourdeur des charges n’est pas le seul facteur à peser sur les ventes de ce type de bien. Depuis le début de l’année, le niveau de performance énergétique détermine aussi le montant du prêt à taux zéro accordé aux primo-accédants !
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